Une histoire s’accomplit, une autre s’ébauche

Il y a un an, « Le Marcheur de l’aurore » prenait son envol. Emportant avec lui autant de joie que d’espérance. Et un soulagement certain. Déjà, alors, le point final mis à son écriture clôturait l’épreuve du premier roman en même temps qu’il ouvrait un nouveau chapitre. Celui de la publication – soit la belle rencontre avec vous grâce à de nombreuses librairies et plateformes.

Le bilan est sincèrement positif. Plus que je l’aurais jamais imaginé. Vos retours bienveillants ainsi que vos avis favorables n’auront cessé de m’emplir de gratitude. De m’encourager aussi à d’autres récits.

Ils viendront.

Mais le cœur doit parfois s’accommoder de raison. Et bien que la vie m’ait offert une parenthèse heureuse sous la forme d’une nouvelle (laquelle a recueilli vos voix mieux encore que celle d’un jury), la réalité a fini par s’imposer. Par rattraper l’onirique. Plusieurs mois seront nécessaires pour terminer mon deuxième ouvrage.

Le prix de la liberté pour les auteurs indépendants.

En attendant, un changement se profile pour Hadrien de Vérac : à compter du 16 juillet 2026, date anniversaire, l’édition électronique est transférée sur les liseuses Kindle™ dans le cadre du programme KDP Select.

Ce choix ne contredit aucunement mon propos sur les valeurs à défendre dans l’autoédition. Je maintiens que la littérature n’a rien de marchand. Et que ses acteurs méritent notre solidarité. J’y ai d’ailleurs consenti en favorisant dès le départ les réseaux traditionnels afin de garantir leurs marges aux libraires, plutôt que de céder aux commissions des géants du monde face auxquels nous tentons de subsister à armes inégales.

Cela étant, une fois l’inédit retombé et la proximité préservée, il est normal que chaque circuit dispose de sa fenêtre d’exposition. Sans quoi nous agirions par exclusion – précisément comme ces colosses que nous blâmons. N’oublions pas non plus qu’ils hébergent leurs propres lectorats, tout aussi respectables.

Ceux-ci nous obligent, car la culture est un partage ; la communion des idéaux de chacun.

Un peu à l’image du cinéma dont les films connaissent plusieurs destinées au gré des sources de diffusion, chacun entend trouver son compte en littérature également. Avec, pourquoi pas, un troisième tour de piste pour « Le Marcheur de l’aurore » pour annoncer le roman suivant ?

La boucle ainsi bouclée, la quête d’Aude et Hadrien laissera place à celle de Juliette, aux côtés d’une mystérieuse mendiante.

Une histoire s’accomplit, une autre s’ébauche.

Il en va des livres comme de la vie.